Portrait Métier – Dominique Royet, Consultante RSE & Partenariat

« Au cœur de la stratégie des partenariats et éditoriale, mon objectif était de construire un véritable écosystème pour faire avancer les choses dans le bon sens et créer un impact durable ! »

Issue d’un parcours traditionnel en marketing et communication dans l’industrie des loisirs, c’est à la suite d’une belle rencontre avec le directeur de l’ONG WWF que Dominique Royet s’engage dans la voie du développement durable.

Rencontre avec Dominique, consultante People4impact, animée par la conduite du changement et experte des partenariats, elle partage avec nous les clés de réussite des partenariats dans la RSE mais aussi comment son parcours l’a amené vers le statut de freelance aujourd’hui.

 

Bonjour Dominique, vous avez été Directrice de la communication et des partenariats pendant près de 10 ans chez WWF, quels ont été les principaux défis à relever ?

 

Quand j’ai pris ma fonction en 1999, les partenariats association/entreprise étaient très peu développés à cette époque en France. Néanmoins, forte de mon expérience chez Disney en tant que « Corporate Partnership Director », je réussis à détecter des signes favorables à un renforcement entre ces deux univers. En 10 ans, en parallèle du développement de produits WWF, j’ai créé une vingtaine de partenariats stratégiques entreprise/WWF en étant force de conviction et en montrant aux entreprises les bénéfices d’un tel partenariat.

Au-delà du versement de fonds, les entreprises avaient l’opportunité de financer des programmes, s’engager et s’impliquer dans la démarche de progrès sur les enjeux environnementaux mais aussi mettre en place des actions de sensibilisation auprès du grand public et au sein de leur propre organisation. Leur notoriété et leur image en étaient ainsi renforcées et cela légitimait aussi leur engagement dans le développement durable.  Pour le WWF, c’était une façon d’utiliser le levier économique pour faire évoluer la protection de l’environnement.

A titre d’exemple, nous avons effectué de belles opérations avec Carrefour, notamment sur leur approvisionnement en bois fsc ou encore Champion avec une sensibilisation écologique & pédagogique sur l’importance des rivières auprès des employés et de leurs enfants.

 

Pourquoi avoir rejoint le domaine du conseil ?

 

Afin de créer plus d’impact auprès de différents acteurs et notamment les entreprises de taille intermédiaire qui subissaient la pression de leurs clients et qui étaient assez dépourvues sur la façon de mettre en place une stratégie développement durable.

En créant Altadev (devenu Greenflex en 2010), j’ai pu déployer mon savoir-faire en matière de RSE dans une activité de conseil en stratégie développement durable et ainsi développer la partie sociale et sociétale de mon expertise. Nous avons développé un diagnostic RSE adapté aux PME et ETI qui concernait l’ensemble de la RSE de l’entreprise avec une évaluation et une démarche de progrès adaptée.

Après avoir accompagné une trentaine d’entreprise, j’ai décidé de me lancer en tant que freelance sur l’innovation sociétale : comment construire des solutions nouvelles en réponse à des problèmes récurrents en faisant interagir des acteurs hétérogènes.

 

Comment avez-vous su, au travers de vos différentes expériences, accompagner les transformations ?

 

C’est en prenant en charge la Direction Générale de Max Havelaar France, l’association de promotion du commerce équitable, que la notion de « manager de transition » prit tout son sens (même si cela n’était pas mon statut). Pendant 2 ans, j’ai assuré la gouvernance de l’association et j’étais en charge de consolider la place de Max Havelaar France et du label le plus connu au sein du commerce équitable et accélérer la croissance du marché des produits du commerce équitable labellisés. J’ai mené un véritable travail de fond tant sur la gestion financière de l’association que les relations humaines ou encore le développement commercial.

En 2018, j’ai rejoint l’agence Pixelis sur un évènement unique : Sustainable Brands Paris. Nous avons eu pour ambition de créer une expérience globale et innovante avec « des participants qui ne sont pas seulement spectateurs mais aussi doers ».  Au cœur de la stratégie des partenariats et éditoriale, mon objectif était de construire un véritable écosystème pour faire avancer les choses dans le bon sens et créer un impact durable !

Quels types de missions recherchez-vous sur People4Impact?

 

J’apprécie de travailler sur des missions différentes avec une diversité d’interlocuteurs, d’où mon statut de freelance. Aujourd’hui, j’accompagne les entreprises dans leur démarche RSE & Partenariat parties prenantes, je construis des projets de lieux consacrés à la transition mais je développe également des Think Tank sur l’innovation sociétale auprès de multiples acteurs : ONG, cabinets de conseils, entreprises, secteur public. Enfin, je travaille sur des stratégies marketing et commerciales pour les entreprises de l’ESS.

 

Faire partie de la communauté People4Impact, qu’est-ce que cela signifie pour vous?

 

Faire partie de la communauté People4Impact, c’est faire partie d’une communauté d’acteurs de conduite du changement.

 

Propos recueillis par Héloïse Belmont